Handlung und Idee: Madame de Staël

Madame de Staël schreibt ihre frühe kontrastive Betrachtung De l’Allemagne, nachdem sie Aufenthaltsverbot in Paris erhalten hat, anlässlich einer Reise zu den deutschen Nachbarn teils in Begleitung Schlegels, bis die Nachricht des Tods ihres Vaters sie zurückruft.

Kühn, aber folgsam: Das Bild der so wenig gewandten Nachbarn ist aus französischem Blick widersprüchlich, gehorsam im Handeln, aber unabhängig in Gedanken, umgekehrt der Franzose. Bleiben diese Sphären demnach bei beiden getrennt?

Les Allemands, à quelques exceptions près, sont peu capables de réussir dans tout ce qui exige de l’adresse et de l’habileté: tout les inquiète, tout les embarrasse, et ils ont autant besoin de méthode dans les actions, que d’indépendance dans les idées. Les Français, au contraire, considèrent les actions avec la liberté de l’art, et les idées avec l’asservissement de l’usage. Les Allemands, qui ne peuvent souffrir le joug des règles en littérature, voudroient que tout leur fût tracé d’avance en fait de conduite. Ils ne savent pas traiter avec les hommes; et moins on leur donne à cet égard l’occasion de se décider par eux-mêmes, plus ils sont satisfaits.
Les institutions politiques peuvent seules former le caractère d’une nation; la nature du gouvernement de l’Allemagne étoit presque en opposition avec les lumières philosophiques des Allemands. De là vient qu’ils réunissent la plus grande audace de pensée au caractère le plus obéissant. La prééminence de l’état militaire et les distinctions de rang les ont accoutumés à la soumission la plus exacte dans les rapports de la vie sociale; ce n’est pas servilité, c’est régularité chez eux que l’obéissance; ils sont scrupuleux dans l’accomplissement des ordres qu’ils reçoivent, comme si tout ordre étoit un devoir.
Les hommes éclairés de l’Allemagne se disputent avec vivacité le domaine des spéculations, et ne souffrent dans ce genre aucune entrave; mais ils abandonnent assez volontiers aux puissants de la terre tout le réel de la vie.
(De l’Allemagne, „Des mœurs et du caractère des Allemands“)

Für Madame de Staël steht in Deutschland der Geist nicht in Verbindung mit dem Charakter, ein wenig klingt es ja nach Hegels Rede vom unglücklichen Bewusstsein: „Ich gehe in mich und verliere damit die Welt. Ich gehe in die Welt und verliere mich selbst.“ (Safranski) Der einsame, verträumte, ungelenke Deutsche mit der Kühnheit der Dichter und Denker, die unverbunden bleibt mit der Welt – und der geschmeidige, salonerfahrene, dabei im Kollektivcharakter aufgehende und in der Einbildungskraft so klassisch regelbedürftige Franzose also. Daraus lässt sich für sie die Gegenüberstellung von deutscher Bildungsidee und éducation nationale ableiten, aber auch von Sekundärtugenden vs. Revolution.

Lassen sich von hier aus Linien ziehen zum Irrationalismus und der destruktiven Kraft des politischen Mythos in der Moderne wie in Cassirers Mythus des Staates beschrieben?

(Entstanden nach einer Sitzung in meinem Seminar „Literarische Öffentlichkeit zwischen Ancien Régime und bürgerlicher Gesellschaft“)